La maison d’édition de Natacha Dubois-Dauphin (en marge du milieu éditorial et pourtant le reproduisant exactement) interroge la correspondance, l’équilibre possible entre deux formes d’expression (l’écrit et l’image), qui finalement n’en font plus qu’une. La notion de livre d’artiste se perd ici dans une mise en abyme de l’écrit, du discours, de l’image et des supports possibles à la représentation visuelle et conceptuelle.

Pascale Violland met en avant la perméabilité des langages en utilisant l’écrit, la musique et des objets fabriqués ou détournés. La démarche plasticienne est ainsi globalisée pour donner naissance à une nouvelle narration. Pour l’exposition Des mots pour voir, les mots deviennent acteurs d’une musicalité qui les inscrit alors dans un espace impalpable. L’artiste met en musique et en public le livre de Marguerite Duras, Moderato Cantabile dans une mise en scène dans laquelle son travail autour du féminin tient une place particulière.

Quant à Thomas Zoritchak, il utilise les médiums de la communication rapide tels que les post-it et les magazines pour leurs offrir un autre terrain de vie. La représentation du mot investi l’espace qui lui est donné s’associant parfois à d’autres pratiques comme la photographie ou la mise en scène d’objets usuels. Cette sculpture de l’espace (public) par le mot tient paradoxalement de l’endotique en ce qu’elle utilise les mots ou les outils de mots du quotidien.

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