Soly Cissé
Les œuvres de Soly Cissé habitent depuis une dizaine d’année les cimaises de prestigieuses galeries et autres musées notamment la Hayward Gallery, le Centre Georges Pompidou pour l’exposition Africa Remix, le Musée Dapper.. Il a marqué de sa présence diverses biennales : celle de Dak’art, de Sao Paulo au Brésil, de La Havane à Cuba. Ses œuvres se retrouvent dans des collections privées et muséales. Ce parcours est jalonné de nombres de distinctions : prix spécial du jury aux Jeux de la Francophonie à Ottawa en 2001, prix de la Ville de Dakar de la Biennale de Dakar 2006…

L’environnement est la première source d’inspiration de Soly Cissé (la c’est vraiment une question de ma part ?). Une parfaite maîtrise des couleurs, une extrême finesse dans les lignes, une générosité dans la touche en sus de son génie créateur font de ce digne produit de la prestigieuse Ecole nationale des arts de Dakar un artiste de dimension internationale. Soly Cissé est également chroniqueur de son époque. Il s’empare de l’actualité et n’hésite pas prendre position dans son art. Excellent dessinateur, le travail de Soly Cissé présente la figure humaine sous forme d’ombres et de silhouettes stylisées. Très fine, la peinture de Soly Cissé se touche et se caresse à fleur de peau.


Alboury Fall
Photographe et plasticien, Alboury Fall côtoie le milieu artistique sénégalais en participant à de très nombreuses expositions sur le territoire. Depuis 2007, ses expositions prennent un tour plus international : après le Centre Culturel Régional de Ziguinchor, il expose à la galerie d'Art Contemporain de Silkeborg au Danemark, et participe aux expositions collectives Les couleurs du Sénégal en Allemagne avec des artistes de Saint-Louis, de Kébémer, de Thiès, de Dakar, avec l'Association Plus que Partir de Toulouse (France) et l'Association And Suxali Médina de Saint-Louis.

Les bas-reliefs picturaux d’Alboury Fall racontent la proximité de la mer à Saint Louis, l’appel du large et du départ. L’omniprésence du risque, d’une humanité fantomatique et pourtant active porte un regard pointu sur une société en mutation. Entre une lecture du quotidien et une forme détachée jusqu’à l’abstraction, le travail plastique d’Alboury Fall joue sur le fil de la narration dramatique.


Mamadou ba dit Grand
L’œuvre de Mamadou Ba dit Grand est une poésie de l’existence. Elle traduit les émotions et sensations de l’être humain. La réalité du quotidien est sa source d’inspiration. « La réalité étant plus forte que toute fiction mes peintures tentent d’exprimer une réflexion sur le banal que nos yeux ne voient pas, que nos oreilles n’entendent pas, mais qui pourtant occupe la majeure partie de notre temps » Sa philosophie est le « Kanga Do Art » qui veut dire « Le Fou de l’art » ou la « Folie Artistique ». Son concept consiste à intégrer dans chacune de ses toiles un objet trouvé. Comme un fou, Grand ère dans les rues et ramasse… ramasse l’ingrédient pour la sauce « Kanga Do ».

Caractérisés par un dépouillement et une sobriété, qui n’ont d’égale que sa passion pour son art, les œuvres de Grand sont le fruit d’un métissage entre la toile et le fer. Des tons purs et vifs, des teintes et couleurs oranges et jaunes rappellent la chaleur du Sahel. Connu pour ses petits bonhommes en fer sur toile, Grand Ba crée des œuvres qui relèvent d’une esthétique de l’imprécision, voire de l’imperfection.

« Grand « est Lauréat, en 2005 du 2ème prix du Salon du Salon international des jeunes plasticiens du Sénégal.


Hel Hadji Keïta
Les sculptures de taille réelle de El Hadji Keita oscillent entre puissance sculpturale et fragilité pour un travail qui offre un regard sur l’Afrique traditionnelle vue par un jeune artiste. S’il a assimilé les leçons plastiques de ses aînés c’est pour mieux donner à ses installations une connivence avec leur lieu de création ou d’exposition. Ses sculptures où l’humain et l’objet ne font plus qu’un, comme si ces pirogues collaient à la peau de tous les sénégalais, en sont un exemple saisissant. Les grands personnages figés dans une posture traditionnelle sont un miroir humain frappant et les oiseaux gravitant autour en renforcent la mise en scène. Les performances dansées que Keita propose parfois transforment ses sculptures en partenaires possibles sur le point de recouvrer la vie.

Gabriel Kemzo Malou
Gabriel Kemzo Malou est né en 1967 A Ziguinchor (Sénégal). Après des études artistiques à l’Ecole Nationale des Arts de Dakar et des formations à la sculpture, la gravure et la décoration pour le cinéma d’animation, il monte des expositions et organise un atelier international de sculpture. D’abord assistant de Mustapha Dimé, il reprend à sa demande son atelier sur l’île de Gorée. Il est sélectionné au « Art OMI International Art Center » - New-York en 2001. Il expose également dans de nombreux ateliers et centres culturels tels que le Centre Culturel français de Dakar.

Ses personnages hiératiques émouvants semblent nous indiquer un chemin, digne, pas nécessairement celui a suivre mais d’une humanité tangible. La monumentalité fragile de ces personnages et l’opposition des matériaux dans toutes ses sculptures donnent à ce travail une proximité qui le rend immédiatement accessible.


Baye Ly
Baye Ly propose un travail baroque aux matériaux variés. Cet univers d’échange où chacun se retrouve, propose une oeuvre en couleur, surtout riche en réflexions, avec ces dérives politiques qui pèsent sur le quotidien. Qu’il s’agisse de couleurs ou de matières, Baye Ly a recours à une palette diversifiée dont l’origine remonte à une enfance passée dans la brousse et les forêts sénégalaises au gré des pérégrinations de son père (agent technique de l’agriculture). La découverte du monde urbain, constitue également un élément d’explication des options techniques de l’artiste. Ces deux faits dans le vécu artistique de Baye, peuvent être tantôt contradictoires, tantôt complémentaires selon l’état d’âme du moment voguant entre un penchant écologique qui se manifeste par une certaine nostalgie du royaume d’enfance et une adaptation de la ville qui se traduit par l’exploitation des matières issues de l’environnement urbain. Ses bouteilles à l’humanité écrite en disent long sur l’importance du langage et de son expression.

Cheikh N’diaye
Diplômé de l'Ecole Nationale des Arts de Dakar en 1998, Cheikh Ndiaye a déjà vu ses œuvres exposées à Madrid, Paris et Lyon. Si l'exposition Des-Marches Urbaines annonce son entrée officielle sur la scène artistique sénégalaise, il participe également à la Biennale Dak'Art'98. Cela ne l’empêche pas de reprendre des études à l’Ecole des Beaux Arts de Lyon dont il est finissant en juin 2008. Le travail de Cheikh N’diaye est un aller-retour entre modernité et tradition que ce soit par les matériaux utilisés qui vont de la forme brut de l’arbre mort jusqu’au plastique ou par l’ancrage dans la mémoire. La mémoire qui est au cœur de son travail : non pas la mémoire nostalgique, passéiste mais une mémoire qui n’oublie pas l’histoire (personnelle ou universelle ) et se l’approprie pour mieux vivre et comprendre le présent. Le voyage, le déplacement qui incluent la question mémorielle sont également des données omniprésentes de ce travail. Il s’agit pour moi de créer une situation de partance. Pouvoir dire ainsi : « j’ai été là, j’ai vu ça ». Seulement je ne pars pas, je suis chez moi et je dois produire un objet qui attesterait de ce voyage.

MBaye Ndoye
Mbaye Ndoye est un jeune dakarois ayant terminé récemment l’Ecole des Arts de Dakar. Ses peintures humanistes dans lesquelles le zoomorphisme des personnages leur laisse des attitudes spécifiquement humaines intègrent une tradition picturale pour s’en approprier la technicité et laisser l’imaginaire faire le reste. Les humanoïdes lombricoïdes semblent ainsi sortir vaillamment de terre. Il y a du collectif dans ce travail dans lesquels les personnes se racontent à un potentiel spectateur.

L’objectif commun que semblent suivre ces personnages n’empêche pas leur individualité et s’ils sont légèrement courbés leur expression est, elle, bien vivante. Le contraste entre le foisonnement de couleurs et la direction sans doute désespérée que les personnages suivent plonge le spectateur dans un malaise à assumer.


Arfang Sarr dit Crao
Peintre, photographe, vidéaste et « bidouilleur » sur le net (je trouve que ca ne va pas avec l’ensemble), Arfang Sarr dit Crao fait partie de la génération de créateurs africains qui ont une parfaite maîtrise du langage informatique et des outils de l’Art numérique. Arfang Sarr a participé à plusieurs grandes expositions au Sénégal et en Europe.
L’essentiel de son travail est une réflexion axée sur les conditions de vie et d’existence de l’homme au sein de la société. Par une esthétique à trois dimensions, un vocabulaire emprunté à la récupération et à l’accumulation, l’artiste propose au monde son analyse et son appréciation des maux qui rongent la société sénégalaise.

Artiste engagé et non dénué de sens civique et critique, Arfang Sarr compte parmi ses nombreuses réalisations un documentaire intitulé « Art manifeste » sur le statut et la situation des artistes et de leurs œuvres au Sénégal. Pour Crao (ou alors partout en majuscule), « les artistes ont le devoir de produire leurs propres images. Ils doivent proposer quelque chose à partir de là où ils vivent et tout faire pour que leurs œuvres se socialisent…. L’art est un moyen d’expression, et d’éducation ; pourquoi s’en priver ! N’en déplaise aux politiques ».

Par ailleurs, Arfang Sarr fait partie des créateurs qui engagent leur tradition et leur culture dans leur art. « Bien montrer les cultures traditionnelles, montrer comment s’organise la production de sens est pour moi essentiel », confie Arfang Sarr. Très ancré dans la culture Serrer qui est sienne, Crao (ou alors partout en majuscule), accorde une place importante au mode d’éducation, à la transmission de l’héritage culture.


La résidence de Gabriel Kemzo Malou : des ateliers sur tout le territoire Sud Grésivaudan. Gabriel Kemzo Malou, sculpteur plasticien invité dans le cadre de cette exposition, est en résidence pendant un mois et demi en Pays-Sud-Grésivaudan. Il anime des ateliers de découverte et de création pour enfants et adultes dans les écoles de Pont en Royans et Saint Hilaire du rosier, au Grand séchoir – Vinay et à Saint-Antoine-l’Abbaye dans le cadre du festival Textes en l'air.

les partenaires de ces résidences
La Halle, la Biennale d'Art Contemporain Africain Dak'art – Association Pour Vous, Le Grand Séchoir, La Fondation Blachère, le Festival Textes en l'Air, Christophe Huret d’aujourd’hui.

© 2008 - LA HALLE DE PONT-EN-ROYANS