Turbulences deuxième partie
dessin/installation

une exposition de Christian Lhopital
en collaboration avec l’Espace arts plastiques de Vénissieux

vernissage le 13 décembre 2002 à 18h30
exposition du 14 décembre 2002 au 26 février 2003

Quelques mots de l’exposition

Attentives à leurs propres existences, quelque peu surprises de se trouver là, des peluches hérissées et blanches se partagent un espace défini par un réseau de tubes, rosis sans doute par l’écoute des propos échangés.

Ces hominidés sont littéralement pris à leur propre histoire tels ces deux singes conversant autour de l’objet transitionnel du caillou, celui que l’enfant transforme en cadeau ou en gâteau.
Car le travail de Christian Lhopital se joue de cette enfance qui (pré)occupe tout au long de la vie d’adulte. Et, lorsque certains se risquent vers le monde mature, le chewing-gum prend des allures de drogue. Alors, des personnages zoomorphes hallucinés, dont les sourires moqueurs révèlent notre inconsistance, obligent à un regard appuyé et questionneur.

Les six dessins de deux à trois gouttes de sauvagerie, légers et inquiétants, s’inscrivent aussi dans le narratif par la dynamique des (du) personnages toujours sur le point de sortir du cadre pour mener une autre existence. Les dessins de Christian Lhopital s’inscrivent ainsi dans la durée et la répétition. Une sorte d’essai toujours réussi qui répercuterait à l’infini un moment qu’on croyait arrêté. Cette volonté de s’extraire d’une certaine réalité pour en former une autre prend tout son sens dans le dessin mural, frontière entre l’existant, là, visible, et le monde bouleversé dont l’artiste nous donne à voir la partie émergente, pointe de l’iceberg d’un abîme inconscient.
La pratique du dessin mural tient d’ailleurs plus de l’empreinte originelle que du jeu d’enfant lequel a finalement rarement le droit de dessiner au mur.
Et, par la construction cinétique proposée, Christian Lhopital donne vie à cet univers dessiné et peint.

On se demande alors à quel point les personnages de chaque série n’ont pas expérimenté une autre vie. Qui des yeux rosis de cristaux liquides n’a pas regardé de trop près le dessin mural tourbillonnant ; qui des peluches, voulant participer à la fête jubilatoire des cristaux liquides ne s’est pas retrouvé statufié ; qui des trois gouttes de sauvagerie ne saute-t-il de peur de se retrouver lui aussi figé à tout jamais dans un univers tubulaire auquel il ne pourrait plus échapper.

Un catalogue a été coproduit par l’Espace arts plastiques de Vénissieux et la Halle de Pont-en-Royans : Christian Lhopital Turbulences

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